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Day 2 - Route - William Creek
25/03/2005

On s'arrête dans la ville suivante Leigh Creek qui nous semble être une oasis dans ce désert :
piscine, terrain de footy tout vert, jardins verts... En regardant dans ma bible - Explore Australia (avec le Lonely), on apprend que cette ville n'a qu'une quizaine d'années : la première version avait la chance d'être juste au dessus d'une mine de coal (charbon). La compagnie minière a donc reconstruit celle ci à 12 kilomètres plus au sud. En regardant ces infos, je vois aussi que les 150 kilomètres prochains ne sont pas comme je le pensais pavés mais unsealed c'est-à-dire sans béton (donc pierres, sables, ni de poules, etc). On commence donc à revoir à la baisse les prévisions de notre planning.
Julie prend le volant pour la conduite sur la piste. J'en profite pour admirer le paysage. J'adore toujours autant la vue des déserts. Sentiment très paradoxale car, en soit, il n'y a rien à voir mais c'est ceci qui fait toute sa beauté. Un mélange entre la sensation de vivre quelque chose d'unique, du gout de la vie mais aussi la tranquilité, le silence, l'éloignement le plus total. Ca a vraiment un coté envoutant et mystique.

Après avoir changer de volant plusieurs fois (la conduite sur piste est très fatiguante, il faut toujours être concentré pour éviter les nombreuses pierres qui décorent la route, les trous et les changements bruyants de texture de la piste).

Surprise. On s'arrête pour découvrir un musée en plein air. Musée pour dénoncer le nucléaire (l'Angleterre a fait péter quelques bombes atomiques dans le coin en plein air - et après, les Australiens attaquent la France quand cette dernière a fait quelques essais sous terrain dans le Pacifique à des milliers de kilomètres de la cote australienne. God saves the Queen) ainsi que la question aborigène. Cet exposition en pleine air, à 500 kilomètres de la première grande ville (par grande, j'entend supérieur à 1000 âmes) est très originale, des objets de la vie courante utilisées comme oeuvres d'art.
 
L'entrée du musée
 
Oeuvre d'art
 



On s'arrête pour prendre une photo de nous sur un canapé placé à l'entrée du parc (décallage ?). Réglage général des miniteurs des numériques sur le toit de la voiture On appuit sur les boutons. Photo ... Sauf le mien, catastrophe, en appuyant dessus, il est tombé par terre sur l'objectif. Complétement deaxé, je ne me fais que très peu d'espoirs quant à son rétablissement (un peu comme pour le pape), pourtant tenant à la vie de celui-ci, je m'acharne dessus et miracle, il se remet tout seul en place et fonctionne comme avant (juste un petit bruit au niveau du zoom). Clap clap Olympus !!!
 
On risque d'attendre longtemps
 
Hard life
 



On longe ensuite la Lac Eyre, un énorme (plusieurs centaines de kilomètres) lac de sel en plein milieu du désert australien. A sec à cette période de l'année, le sel reflète le soleil (à sec, c'est pas là bas que j'irais cherché de l'eau).
 
Lake Eyre
 




On discute de tout et rien dans la voiture. On parle du reportage de faut pas rêver consacré à l'Australie... En particulier de la grande fête organisée en plein milieu du désert où quelques milliers d'Australiens viennent faire la fête bien habillé et avec un orchestre une fois tous les deux ans. Phil regarde sur la carte et voit que c'est à quelques kilomètres devant nous. On s'arrête pour découvrir la ville de Curdimurca. Un batiment - inhabité, deux hangars et une voie férée - la version 1.0 du Ghan. C'est justement pour cette dernière qu'un Australien, voulant perpetuer l'esprit de cette voie, décide de préserver quelques centaines de mètres de rails et de faire une soirée à cette endroit. On arrive pil poil au couché de soleil pour voir le soleil se réfléchir sur les rails. C'est un autre monde.
 
Curdimurca
 
Le batiment principal
 
Levé de lune
 



La nuit étant tombé, on roule de nuit - chose dont je ne suis pas du tout fan pour l'avoir déjà expérimenté en Namibie et ici. Les risques de collision avec des animaux sont forts et ça peut casser la voiture. J'aime bien les nouvelles expériences mais étrangement, celle-ci n'en fait pas partie. Je diminue donc ma vitesse (au lieu de 100 kilomètres/heure, je passe à 70/80) et augmente ma concentration.
On discute avec Phil pour décider où on va dormir. Deux choses nous viennent à l'esprit :
- installer nos tentes sur le bord de la route
- tracer jusqu'à William Creek - la prochaine "ville".

La route étant correcte et la motivation limitée pour du camping sauvage, on va jusqu'à William Creek. On verra plusieurs dingos sur la route nous regardant d'un oeil intérogateur. Les dingos sur une marque de chien/loup ayant évolué depuis des siècles (millénaires?) de manière indépendante de leurs ancêtres. Very smart (très intelligent) et prédateur, c'est le seul prédateur des kangourous et autres animaux australiens.

On arrive à William Creek ... 14 habitants (on apprendra par la suite que c'est la plus petite ville d'Australie). Un vieux panneau indique les distances (astronomique - Australie oblige) vers les prochaines villes. On s'arrête dans le seul pub de cette ville qui fait aussi magasin, restaurant et camping. Le dernier point étant celui recherché initiallement en rentrant dedans, mais arrivé à l'intérieur, on tombe amoureux du lieu. Les murs sont couverts de cartes de visites, de T-shirts dédicacés, de strings (si si), de messages ... Le barbe de 30 centimètres du barman et son air de père noel nous incite à se poser. On prend une place de camping pour nous 4 : 10 AU$ et j'en profite pour demander si ils font à manger (hé oui, même au milieu du désert, je perd pas le nord) "Yeh, sure" (oui, bien sur). Même si ils ferment dans une dizaine de minutes, ils nous préparent 4 australians pies (ça ne me change pas de Melbourne) et 4 bières bien fraiches. J'achète une bonne carte conseillée par Biwook. Au moment de quitter cet adorable restaurant, je demande confirmation au gérant que l'animal que j'ai vu sur la route est bien un dingo. Il me le confirme et nous préviens que l'on risque d'être réveillé par leurs chants, chants que je n'aurais pas entendu cette nuit là mais que j'aurais la chance d'entendre quelques jours après à Yulara (Uluru/ayers rock).
On installe les tentes à la lumière des phares de la voiture et sous le bruit du groupe électrogène (vous croyez quand même pas que l'électricité arrive jusqu'à là bas).
 
Le bar/pub/resto/camping
 
Le plafond
 




Kilométrage du jour :
Départ de Wilpena : 538 kms
Arrivée à William Creek : 1056 kms
Soit : 518 kms

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