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Bangkok
16/05/2005

Réveil tôt (5h30) le matin pour aller la chercher à l'aéroport via le bus affraité par l'hotel. J'arrive quelques minutes après que son vol se soit posé. C'est déjà une bonnne chose. La grêve des controleurs français (pour le jour de congé en moins) n'a donc pas affecté les vols.
J'attends ... j'attends ... j'entend des Français sortir ... Toujours pas ma petite chinoise ... 1 heure ... 1 heure 30 ... Je discute avec des Français qui sont sortis et qui me disent que ça fait un petit bout de temps qu'ils ont récupéré leurs bagages ... J'essaye son portable (forfait international) Nada ... J'appelle mon père (pas super en forme d'être reveillé à 5 h 30) ... Aucune news d'elle ... Je vais dans un cybercafé dans l'aéroport pour voir si elle m'aurait pas envoyé d'email ... Et à ce moment là, elle arrive !! Ouf. Je suis bien soulagé. Je fais cadeau de mon forfait internet à mon voisin. En fait, sa nationalité a fait qu'elle est passé à l'immigration longue et chiante. Elle a donc du faire des photos, patienter que l'avion d'Indiens obtienne son visa, retirer du fric et donc ça prend une heure de plus que pour les occidentaux...

Bref, on repart à mon hôtel et première anarque : je demande à la personne responsable des taxis à l'aéroport combien ça coute pour aller jusqu'à l'hôtel (5 minutes de route environ). Il me dit 300 baths (soit 6 euros). N'ayant qu'une petite idée du coût de la vie et encore moins du cout d'un taxi, j'accepte (il faut bien sûr payer immédiatement). On découvrira plus tard que le trajet aéroport vers la ville (30 kilomètres tout de même) en taxi coute avec le compteur 200 baths environ mais beaucoup de taxis essayent d'imposer un tarif fixe (300, 400 baths ...).
On s'arrête à l'hôtel pour une pause douche/sièste rapide. Et on reprend un taxi qui nous emmenera à Khao San Road. La route pour les routards. La plupart des backpackers/auberges de jeunesse se trouvent sur cette route annoncant leurs services avec de grands néons. Un petit n'importe quoi avec les agences de tourisme (miteuses pour pas mal d'entre elles), les stands vendant des milliers de contrefaçons de fringes, de CDs, DVDs, jeux gameboy, fausses cartes d'idendité (permis de conduire, résultat de TOEFL, carte de journaliste...), les bars de rue qui proposent des "cocktails forts pour les moins de 18 ans", les filles habillées peu chaudement ventant des services de massage (hmhm).
On prend une chambre au D&D inn. Agréablement surpris par le prix de la chambre (750 baths - 15 euros), même si on remarquea que ça reste cher pour la Thailande. Comme il est assez tôt, on dépose nos bagages à l'accueil et on va faire un petit tour histoire de prendre le poul de la ville. On sort rapidement de Khao San Road qui, c'est flagrant, n'est pas représentative de la Thaïlande que l'on veut voir et découvrir.
On croise les Thaïs (bizarre en Thaïlande). Typés asiatique, ils ont cependant la peau bien plus foncée que des Chinois ou des Japonais ... Je lirais plus tard dans un guide qu'un des critères de beauté thaï est justement la peau blanche. L'inverse de chez nous où l'on rêve tous de finir nos vacances bronzé(E)s.

La faim commençant à arriver, on se cherche un restaurant. Pas n'importe lequel, un restaurant typique où les Thaïs vont (bonne astuce de Yifan à Paris : si tu veux un bon chinois, tu vas où les Chinois vont). On arrive donc dans un bouiboui proposant un vaste choix de diverses nourritures bien attirantes. En effet, c'est délicieux et ça coute rien ou presque...
 
Un délice de saveurs
 

On se balade encore dans le quartier. On se fait aborder dans la rue par un Thaïlandais. On répond (en Anglais) aux éternelles questions d'où venez vous ? depuis combien de emps vous êtes là ? vous avez visité quoi ? Pour terminer par une proposition : Si vous voulez, je vous accompagne au Grand Palais... On refuse tout net. Déjà, on aime bien être autonome, on peut y aller tout seul (c'est à 5/10 minutes) et on a pas prévu de le visiter aujourd'hui.
L'heure étant la bonne, on va à l'hôtel s'installer. Une bonne douche. Une petite sieste et on repart à l'assaut de la ville avec cette fois des objectifs plus nets : visiter la partie culturelle et historique de la ville.
On longue le fleuve vers le sud pour se diriger vers un premier temple.
On passe par l'université. Le coin n'a pas grand chose de spécial mais ça fait moins la Thaïlande des touristes. On découvre les statues entourée d'offrandes, fleurs, bocaux remplis de billes et de calos (pourquoi ? j'aimerais bien le savoir), encents ... (à quand en France des boceaux devant Jésus et sa croix).
 
Les barges accrochées au rivage
 
D'autres offrandes (des billes!)
 
Offrandes
 

On commence à le visiter quand on se fait alpager par une Thaï qui tient à nous aider parce qu'elle a été en Allemagne et que les gens étaient gentils de la guider quand elle était perdue.
Elle prend mon guide du routard et nous indique les choses que l'on doit faire ABSOLUMENT dans la journée parce que les autres jours ils vont être fermés à cause de fêtes bouddhistes (vrai ou pas, nous ne le sauront pas).
Elle nous conseille d'aller voir Big Bouddha, Couching Bouddha et la colline. Elle nous indique les tarifs pour les Tuk-Tuk. Un avatar de taxi moto sur trois roues qui pulluent à Bangkok. 50 baths (1 euro) pour deux pour quelques heures est un prix raionsable nous dit-elle. On apprecie l'aide d'une locale qui se propose d'aller négocier la course pour nous. On accepte d'arrêter notre visite du temple pour profiter de cette opportunité. Elle nous trouve donc un Tuk-Tuk (qui nous avais proposé ses services quelques minutes avant) et elle négocie avec pour obtenir le prix qu'elle nous a indiqué. On lui indique le trajet. Let's go sur ce véhicule d'un autre âge. La vitesse de pointe est limitée mais l'adresse (ou l'intrépidité) du pilote nous impressionne : il slalomme à travers la relativement lourde circulation de Bangkok. Un rapide et agréable moyen de transport même si la pollution de la ville fait que c'est parfois un peu dur et pénible.
 
Tuk Tuk
 

On arrive au premier point : le big bouddha. En effet, il est big. Plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Il fait un peu toc et manque de charme. Cependant, notre premier véritable temple nous donne un aperçu de la richesse des ornements mais aussi culturelle. On découvre que les Thaïs aiment savoir que leurs cendres restent dans les temples : on voit souvent des urnes funéraires ou des plaques indiquants que X a ses cendres dans ce monument. L'intérieur du monument montre le coté un peu exubérant (je suis pas péjoratif) de leur culte. Chaque temple n'est pas particulièrement un modèle de sobriété, il y a partout des status, des cadres, des objets) ... On découvre aussi l'obligation de devoir enlever ses chaussures dans les temples (les pieds sont la partie la plus impur du corps dans leur culture).
 
Big Boudha !
 
Bas relief
 
L'entrée du temple
 
 
En pleine prière
 
Décoration de l'intérieur
 

On découvre aussi les oiseaux enfermés dans des cages qui obtiennent la liberté si on s'allège des quelques baths pour satisfaire un détournement du bouddhisme : on donne la liberté à un animal qui a été enfermé par un bouddhiste et qui, au final, aura peu de chances de survivre à une vie à laquelle il n'a jamais gouté (quand il ne se fait pas capturer dans les minutes qui suivent)...
Juste à coté, un temple chinois très joli..
 
Thème : Chine
 
Style classique chinois
 

Le tuk-tuk nous a bien attendu. Il nous conduit ensuite vers le couching bouddha. Notre premier... Très classique retrospectivement. Un mec est entrain de prier. On s'approche sans faire de bruit. Il nous fait signe de s'approcher et nous propose de l'encens à allumer... On le fait sans trop savoir ce que cela signifie et si ça n'est pas une offense. Visiblement non même si nous n'étions pas à l'aise avec les symboles religieux.
Le gars nous explique qu'il travaille à l'ambassade de Thaïlande en Suisse et après quelques discussions tournants autour de l'avenir du tourisme en Thaïlande, il nous donne le nom d'une boutique officielle où ils vendent des produits en export, sans taxes (je me demande à postériori si il était pas de mèche avec le chauffeur) et le TAT (Tourist Authority of Thailand), il nous explique que c'est un équivalent à une office du tourisme...

Le tuk-tuk voit notre papier avec les gribouillages de l'expatrié en Suisse et nous demande si on veut y aller. On dit que l'on ira plus tard. Il nous arrête cependant à une boutique de bijoux d'export... On arrive comme des touristes. La fille voit immédiatement notre profil et comprendre qu'elle n'arrivera pas à nous vendre quoi que ce soit ... On resort aussi vite qu'arrivé... Le chauffeur nous a amené ici parce qu'il doit toucher une commission dessus. Il se propose ensuite de nous conduire au TAT puis à la coline. Vu l'heure tardive, je refuse sa proposition. Il insiste (c'est mon sponsor, il va me permettre de gagner de l'argent pour mon essence explique-t-il). Je dois réinsister et jurer d'y aller pour qu'il change d'avis... J'apprecie moyennement.

On arrive après au Golden Mount (Wat Saket) - Phu Khao Thong, une colline artificielle de 76 mètres de hauteur avec à son pied à un des plus ancien temple de bangkok (leurs constructions datent des années 1800). On monte en haut rapidement (ça ferme très bientôt). La vue de bangkok est imprenable. On y voit en haut un moine habillé d'orange avec avec un téléphone portable à la main. Fun le contraste (on verra quelques jours après deux moines dans un magasin d'informatique ... Tellement loin des clichés).
 
Moine à l'assaut de la coline
 
Dragon-serpent
 


Vue de la coline

On arrive en bas de la colline et on va visiter le temple au pied de la coline. Superbe, nous sommes les seuls. On profite de l'espace et de ce vide dans cette ville bruyante. On marche pour entendre des chants. Ce sont des moines qui spalmodient dans le temple. On voit les chaussures à l'entrée du temple (et oui, en Thaïlande, il faut enlever ses chaussures avant de rentrer dans les temples). Superbes.
 
Série de boudha
 
Pas de basket !!!
 
Déco
 
 
Les chats protecteurs
 


Superbe temple

Comme promis, on va au TAT qui est juste à coté de la gare. Le mec commence à nous dire que notre plan initial est nul. Qu'a Lop Buri, il n'y a que des singes et qu'à Ayutthaya, on n'y voit que des pierres et des temples cassés. Qu'il vaut mieux aller voir le pont de la rivière Kwai qui est tellement plus intéressant (les militaires américains qui construisent ce pont entouré par la mort et les maladies) que les vieux temples multicentenaires thaïlandais (et sur lequel sa commission doit être bien plus importante)... Il voit que l'on ne cédera pas notre planning. Il nous propose ensuite de prendre le bus pour aller où on veut. D'après lui, le train ne marche pas souvent, toujours en retard et cher. Encore une fois, on ne cédera pas. Il comprend qu'on a été emmené ici par le Tuk-Tuk.

Quelques négociations apres (150 baths...100 baths... 120 baths ... 80 baths), on retourne à l'hôtel en Tuk Tuk.

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