Archives pour: 2008

31.12.08

Permalink 13:38:42, Catégories: Mongol Rally, 234 mots   French (FR)

L'aventure Mongol Rally 2009

Que ça soit ceux qui me connaissent ou les inconnus qui lisent mon blog, vous commencez à piger que j'aime bien faire des choses un peu atypiques et inhabituelles. Après le Kilimanjaro, la Mongolie et de la plongée, je pense battre un record avec mon trip mi-juillet prochain.
Il s'agit cette fois de participer au Mongol Rally, un rally à vocation humanitaire partant de Milan, Londres ou Madrid avec comme objectif final Oulan-Bator, la capitale de Mongolie. Il y a quelques limitations, le véhicule doit être de moins de 10 ans et avoir moins d'un 1.2 litres de cylindré. Autant dire que ça limite le choix du véhicule à des petits véhicules genre Twingo, 206, certains modèles de Kangoo, etc.
Une fois arrivé à Oulan-Bator ... en prenant notre temps, nous allons donner notre véhicule à une organisation qui va se charger de la revendre et utiliser à de bonnes fins l'argent obtenu.
Pour cette aventure, Gaëtan, mon vieux compère toujours motivé pour ce genre de plan et Samuel, un ancien pote d'Australie, seront de la partie (voir la page équipe de notre site pour avoir plus d'infos).

Tsambagarav
Tsambagarav

Si vous voulez plus d'informations, nous avons réalisé un site web sur la plateforme Kikooboo:
Mongol Rally 2009 - The Frogs go WildEast

Si vous êtes intéressé pour nous aider dans cette aventure, n'hésitez pas à lire notre dossier

Edit: Le Mongol Rally sur Wikipedia

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30.12.08

Permalink 19:42:10, Catégories: Linux, Scilab, Debian, 291 mots   French (FR)

A few news around Scilab (packaging & other stuff)

Here is a quick list of new things around Scilab (note that it is slightly modified message of the one I sent on the dev mailing list).

  • Sagemath - it is a software which combines the power of various opensource software.
    A Experimental "Scilab/Sage package" is planed for Sage 3.4 and an experimental package by Jaap Spies is already available
  • Debian/Ubuntu
    Packages are available on my Scilab homepage
    Debian packages are up-to-date (5.0.3-2). I will to upload the new Ubuntu's packages in 2009 (for now, it is 5.0.3-1 which is working too). I might backport them to Debian Lenny (future stable) & Ubuntu Hardy.
  • Mandriva
    Tomasz Pawel Gajc (a regular Mandriva contributor) created a package available on zarb.org
  • Opensuse
    A Scilab package for Opensuse has been created by Andrea Florio.
    It is available on packman
    and should be included in the next version of opensuse.
    Note that Mandriva & Opensuse packages have been created for Scilab 5.0.3 and I applied most of their patches (or update some part of the code) for Scilab 5.0.4.
  • Redhat/Fedora
    The work is still going on.
    They are also doing a great work packaging the misc dependencies but they are a bit stuck about the JOGL packaging (jogl and glugen should produce two different packages ... which I should also do in Debian/Ubuntu too)

  • Arch Linux
    It is also available under Arch Linux by Simon Lipp (one of our former trainee).

  • Gentoo
    A bit stuck for now but some activities have been seen lately around on jrosetta (one of the dependency introduced by Scilab 5).
  • Slackware
    Scilab has been packaged by the Italian Slackware community. It is available on their website. I don't know if it is going to be included in Slackware by default or not;
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25.10.08

Permalink 12:05:29, Catégories: Australie, 640 mots   French (FR)

Manger du roo pour lutter contre les gaz à effet de serre.

C'est le Monde qui en parle. Il s'agit d'inciter les Australiens à manger plus de Kangourous que de moutons... parce que ces marsupiaux produisent bien moins de gaz lors de leurs flatulences.

Quand on voit l'importance culturelle du barbecue en Australie, on se dit que cette proposition a du faire rire beaucoup de monde ...
L'article en entier à la suite de l'article

=> Lire la suite!

24.09.08

Permalink 21:24:46, Catégories: Australie, 1334 mots   French (FR)

OZ: Bye bye Elizabeth?

Complètement absente de la vie quotidienne, l'Australie cependant reste une monarchie... mais se pourrait que ça bouge si on en juge:

Selon un sondage publié aujourd'hui, plus de la moitié des Australiens sont favorables à la République.

La majorité des Australiens ne veulent plus de la reine d’Angleterre comme chef d’Etat et sont favorables à l’instauration d’une République, selon un sondage publié mardi.

52% des personnes interrogées soutiennent la République, 40% y sont opposées et 8% ne se sont pas prononcés, selon cette enquête réalisée par l’institut Nielsen, auprès de 1.400 électeurs.

Ce sondage intervient alors que le gouvernement travailliste et l’opposition conservatrice sont tous deux dirigés, pour la première fois dans l’histoire de cette ancienne colonie britannique, par des républicains convaincus.

Le Premier ministre Kevin Rudd, qui a succédé en novembre au royaliste John Howard, se qualifie lui-même de «républicain de longue date». Le nouveau leader du Parti libéral (opposition), l’ancien banquier d’affaires, Malcolm Turnbull, élu la semaine dernière à la tête du parti, milite pour sa part pour l’instauration d’une République depuis dix ans.

En 1999, un référendum sur la question avait vu la défaite des républicains. Depuis, le débat est retombé, en raison notamment de la popularité d’Elizabeth II en Australie. Selon des sondages, si le Prince Charles venait à lui succéder sur le trône, les rangs des républicains gonfleraient sur le champ.

Bien que l’Australie soit indépendante depuis 1901, la reine Elizabeth II y a toujours le titre de chef d’Etat et son portrait figure encore sur les pièces de monnaie et les billets de banque.

Source: Libération

Un peu dans la même veine, l'Australie vient de nommer un nouveau (enfin, nouvelle en l'occurrence) gouverneur général , ce qui, d'après l'article du Courrier International ne sert à rien mais sert quand même mais pas trop.

Canberra se félicite d’avoir choisi pour la première fois une femme pour représenter la reine d’Angleterre. Mais jamais on ne désignera un Aborigène à ce poste prestigieux, regrette l’écrivaine Germaine Greer.

Pressé de parler de Quentin Bryce, la femme qui allait lui succéder [sa prise de fonction a eu lieu le 5 septembre], le gouverneur général australien, Michael Jeffery, avait déclaré, il y a six mois, que “tout le monde peut être gouverneur ­général en Australie et c’est ce qui fait sa grandeur”. Comme si les quatorze autres pays membres du Commonwealth qui choisissent un représentant de la reine le faisaient de manière moins démocratique. Pourtant, l’Australie est le pays le moins audacieux des dominions dans son choix de gouverneur. Parmi les 25 individus ayant occupé ce poste par le passé, on compte un prince, deux comtes, deux vicomtes, sept barons, neuf chevaliers, un archevêque et un général de division. Il n’y a jamais eu de femme ou de représentant de minorités ethniques. Le Canada, pour sa part, a nommé la première femme à ce poste il y a un quart de siècle. La seconde était née en Chine et la gouverneure générale actuelle est noire et d’origine haïtienne.
Le travail du gouverneur général est de représenter la reine. Ce que la reine ne ferait pas, le gouverneur ne doit pas le faire. Il doit savoir parler sans dire grand-chose aux rois, ambassadeurs et athlètes en visite ainsi qu’aux petites gens et s’intéresser à tout sans s’impliquer en rien. Les gouverneurs généraux, comme les reines d’Angleterre, doivent obéir à leur Premier ministre. Le plus pauvre des Australiens a plus de droits que le gouverneur général, qui se voit refuser celui de manifester, de brandir une pancarte ou d’être publié. Le gouverneur général sortant a réussi à se taire et à faire bonne figure jusqu’à sa dernière semaine en poste, lorsqu’il a dû faire un commentaire sur les Aborigènes, qu’il présente comme 520 000 “personnes qui ont du sang indigène”. “Je crois qu’ils sont environ… 400 000 à être intégrés de manière satisfaisante… à tel point qu’on n’entend pas parler d’eux. Ils mènent une vie semblable à celle de n’importe quel Australien.” Selon lui, c’est seulement chez les 100 000 autres, ceux qui vivent dans des régions éloignées, que “se manifestent, depuis plusieurs années, des difficultés d’intégration”.
Dans les agglomérations urbaines, tous ceux qui luttent contre les ravages de la pauvreté, les déplacements de population, la criminalité, la drogue et l’alcool ont été outrés par ses propos, mais il faut dire que le gouverneur défendait une position très osée et plutôt polémique. Parmi ceux qui ont du “sang indigène”, nombreux sont ceux qui n’ont jamais vécu comme des Aborigènes. Leur origine peut être un passeport pour bénéficier de toutes sortes d’avantages, notamment des postes confortables où ils peuvent se la couler douce. Il fut un temps où ces gens voulaient se faire passer pour des Blancs. Aujourd’hui, ils ont avantage à se présenter comme Noirs. Alors qu’autrefois on cherchait à cacher ses ancêtres noirs, ce sont maintenant les aïeuls blancs qu’on ne mentionne jamais.

Nier l’existence d’une identité des aborigènes

“Nous n’avons pas des vies normales. Nous sommes totalement surreprésentés dans les indicateurs politiques. Nous mourons jeunes. Nous n’avons pas les mêmes opportunités en termes d’éducation”, s’indigne Pat Dodson, descendant du peuple yawuru et ancien président du Conseil pour la réconciliation des Aborigènes. Parmi les Australiens non aborigènes, 49 % terminent leur cursus scolaire. Chez les enfants aborigènes vivant dans les régions éloignées, seuls 14 % atteignent le même niveau. Si l’innocence touchante du gouverneur à propos des réalités de la vie urbaine des Aborigènes est encore pardonnable, son idée simpliste que l’assimilation des Aborigènes serait le seul objectif satisfaisant est inadmissible. Selon Pat Dodson, la déclaration de Michael Jeffery “nie complètement l’existence d’une identité propre aux Aborigènes, et ce qu’ils peuvent apporter à ce pays en tant qu’Aborigènes, comme s’ils n’avaient rien à offrir hormis d’assimiler la culture occidentale.”
Parmi les candidats potentiels à la succession de Michael Jeffery – un poste qui rapporte 365 000 dollars australiens [207 000 euros] par an – se trouvait Lowitja O’Donohue, descendante de la tribu yankunytjatjara et fondatrice de la Commission des aborigènes et des insulaires du détroit de Torres, aujourd’hui dissoute. Mais elle n’a pas été choisie. Le choix du Premier ministre Kevin Rudd s’est arrêté sur Quentin Bryce, une femme originaire du Queensland – comme lui – qui avait déjà occupé le poste de gouverneur d’Etat. Les médias australiens félicitent le pays pour sa maturité pour avoir désigné une Australienne comme gouverneur général. Toujours en avance sur l’Australie, la Nouvelle-Zélande a déjà confié à deux reprises cette tâche à une femme par le passé. Seuls la Grenade, la Jamaïque, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Saint-Kitts-et-Nevis, les îles Salomon et Tuvalu n’ont jamais nommé de femme à ce poste. On raconte que Quentin Bryce aurait dit, sous la pression des médias, que l’Australie deviendrait une république lorsque les Australiens en décideraient ainsi. Il y a donc une lueur d’espoir : la première femme à occuper la plus insignifiante des tâches pourrait également être la première républicaine. Si c’est le cas, elle devra apprendre assez vite à garder pour elle ce genre de commentaire.
Germaine Greer
The Guardian

Source: Courrier International

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27.08.08

Permalink 00:45:35, Categories: Debian, 66 words   English (EU)

Guake: New in Debian

Thanks to my great & usual sponsor, I have uploaded a new package into Debian (therefore in Ubuntu)
This package is a drop-down terminal for Gnome. Drop-down means basically the ² key in Quake 2 (where it takes his name). Just press the F12 key and quickly, your terminal will be displayed. Press it again, it disappears.

Guake
Screen of Guake over a Firefox

Guake Website
Debian's package page

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25.08.08

Permalink 23:59:52, Catégories: Voyages, Maroc, 114 mots   French (FR)

Et l'Afrique du nord ?

Un autre monde à découvrir. Cette fois, l'Afrique du Nord et pour la première fois, un pays avec une influence musulmane forte (même si la Tanzanie a une forte communauté).
Parti avec la bande de pote habituelle (10 personnes tout de même), vraiment un plaisir de découvrir la belle et bruyante Marrakech, les belles montagnes de l'Atlas (malgré une méchante maladie au refuge) puis la belle et calme Essaouira.

Voila juste un petit montage (oui, j'ai volé l'idée à Séverin) des différentes inscriptions que l'on peut voir dans les différents Riad et autres musées.

Reliefs
Reliefs

D'autres photos plus tard (ou pas si la flemme me prend)

12.08.08

Permalink 23:45:15, Categories: Debian, 77 words   English (EU)

Debian Science policy

We are finally publishing the work on the Debian Science policy. This page is automatically generated from the git repository. It is a still a draft but the core is there.

In the meantime, we are still maintaining the Science CDD [1]. Inputs are welcome to improve this list.

For more information, please have a look on the Debian Wiki

[1] CDD: Custom Debian Distribution: a subset of Debian that is configured to support a particular target group out-of-the-box.

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04.07.08

Permalink 00:22:07, Catégories: Scilab, Debian, 169 mots   French (FR)

Présentation aux RMLL sur le changement de licence de Scilab

Aujourd'hui, j'étais présent à Mont de Marsan aux RMLL: les rencontres mondiales du Logiciel Libre. Outre assister à quelques conférences, j'étais surtout présent pour présenter un travail qui m'a bien occupé (tout en me passionnant) ces derniers mois: le changement de licence de Scilab.
J'ai effectué cette présentation dans la section communauté des RMLL. Clin d'oeil, le responsable de cette section est Benoît Sibaud, président de l'APRIL qui est justement l'auteur de la page détaillant les, désormais anciens, problèmes de licence Scilab.
Présentation qui s'est très bien déroulée avec des questions souvent judicieuses et pertinentes.
J'ai assisté à quelques présentations intéressantes comme celle de Lucas Nussbaum sur le fonctionnement de Debian, de Hugues Prisker de EDF R & D sur le calcul HPC et le libre chez EDF ou de Arnaud Laprévote sur le projet GGCC

Pour ceux que ça intéresse: Passage de Scilab sous une licence libre aux RMLL le 3 juillet 2008

30.06.08

Permalink 23:57:47, Catégories: Tanzanie, 464 mots   French (FR)

Une matinée au Tribunal Pénal International pour le Rwanda à Arusha

Revenu du safari à Arusha, on se retrouve avec une demi-journée avant de prendre le bus pour Nairobi. Conseillé par Séverin et le routard, on va donc assister au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). En effet, y sont jugés les importants criminels, dirigeants et commanditaires de ce massacre qui a fait un million de mort en quelques semaines seulement.
Le TPIR d'Arusha se tient dans un grand bâtiment dans le style de celui de l'UNESCO à Paris. La sécurité y est assez légère même si l'on sent un peu de fébrilité.
Nous avons assisté à deux procès. Tout y est traduit en 4 langues.
Nous prenons de court le premier procès, nous comprenons qu'il s'agit d'un témoin, protégé par l'anonymat, qui témoigne contre un donneur d'ordre d'un massacre. On arrive lorsque le procureur lui pose les questions... On apprend en vrac qu'il lui a été clairement ordonné d'exécuter des gens de l'autre ethnie, qu'il a essayé d'en protéger deux mais qu'ayant pas moyen de payer pour leur vie une fois qu'ils ont été découvert, ils ont été tous deux exécuté, qu'il dénonce l'accusé...
S'en suit le contre-interrogatoire de la défense (tenu par une avocate du barreau de Paris), comme souvent là dedans, on découvre que la réalité est loin d'être blanche. Le témoin est loin d'être une blanche colombe. On apprend qu'il a été condamné à 25 ans de réclusion alors qu'il assumait sa culpabilité. Il se défend en disant qu'on a cherché à lui mettre d'autres choses sur le dos. Bref, le témoin a aussi été un acteur sanglant de ce massacre. C'est au moment où l'on commence à rentrer dans le vif du sujet que la défense demande un huit-clos, la suite de l'interrogatoire devant réveller l'identité du témoin pour progresser.
Tant pis!
On monte un étage. Cette fois, pas d'anonymat. Il s'agit d'un haut dignitaire du régime. Un avocat québécois l'attaque sur sa place dans la hiérarchie militaire et base son offensive sur un organigramme. Malheureusement, on doit encore une fois sortir: l'alarme raisonne dans le bâtiment. Test de sécurité. On évacue avec une pointe d'excitation.
Ainsi se termine notre demi-journée TPIR.

Pas loin, on s'arrête dans une boutique. Elle est tenue par un Musulman (les Arabes ont tenu pendant un long moment la cote de la Tanzanie). On y fait quelques courses. A la sortie, un Noir me propose d'aller voir d'autres boutiques. Je refuse en disant que j'ai acheté ce dont j'avais besoin. Il me rétorque, de manière agressive, "Ah, tu es venu dépenser ton argent chez les Arabes et les Indiens."

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Permalink 20:55:59, Catégories: Blog, 145 mots   French (FR)

L'avenir de ce blog

Comme vous pouvez le constater, mon blog est *un peu* mort. Initiallement orienté voyages et même si je continue régulièrement à voyager, il perd naturellement de son intérêt depuis que je suis rentré en France.
De plus, le fait que Scilab (mon emploi plein temps) bouge de plus en plus, que ça soit dans le domaine du logiciel libre ou techniquement et aussi mon implication dans d'autres projets FOSS (Free and Opensource software) comme Debian, je vais donc réutiliser mon blog comme vecteur pour parler un peu plus du monde du logiciel libre, en particulier dans le domaine scientifique... Malheureusement pour certains, la plupart des posts seront en anglais.
Cependant, je continuerais à utiliser mon blog pour envoyer de temps en temps des photos/récits de voyage (il me reste quelques histoires de la Tanzanie et du Kenya à raconter ici).

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Permalink 00:54:35, Catégories: Tanzanie, 1180 mots   French (FR)

Au sommet de l'Afrique

De retour de l'Afrique noir. Encore à suivre mon bon pote Severin après la Mongolie, la Chine et l'Argentine, nous voila de retour pour quelque chose d'au moins aussi fort que les 2 semaines de trek en Mongolie. Cette décision de suivre Séverin sur ce nouveau trip a été prise lors de notre précédent voyage ensemble... dans le bus en Salta et Mendoza.
Cette fois, l'objectif est simple: atteindre le sommet de l'Afrique, c'est-à-dire le Kilimanjaro.
Benoit (un des autres potes de la troupe mongole) s'est rapidement joint à nous et, à ma surprise, deux autres amis se sont rejoint à nous.

Plutôt que faire le chemin ultra pratiqué, nous avons décidé de prendre un chemin un peu moins couru à savoir le chemin Machamé.

Les deux premiers jours sont vraiment faciles. Petite balade qui pourraient, sans la nécessaire acclamation, condensée en une seule journée. La première journée commence dans la forêt pluviale et dans les nuages (que l'on dépasse heureusement rapidement).

Kilimanjaro: Premier jour
Kilimanjaro: Premier jour
Kilimanjaro: Deuxieme jour
Kilimanjaro: Deuxieme jour

Kilimanjaro: Deuxieme jour
Kilimanjaro: Deuxieme jour

Lors de la seconde journée, la végétation disparaît au fur et à mesure pour des plantes plus petites et quelques sortes de cactus endémique et le sommet commence à se dessiner au loin.

Le troisième jour commence à devenir plus fun tout en restant largement abordable. On monte lentement jusqu'à 4600 mètres jusqu'à la Lava Tower pour redescendre un peu plus bas le soir. Les guides se servent de cette journée pour jauger le mal de l'altitude de chacun. Heureusement pour nous, pas le moindre problème à part quelques mal de cranes. La journée se finit en face du Baranco Wall.

Kilimanjaro: Troisième jour, Ben et Cloé
Kilimanjaro: Troisième jour, Ben et Cloé
Kilimanjaro: Troisième jour, le camp site
Kilimanjaro: Troisième jour, le camp site

Je ne regrette pas les 230 euros de mon sac de couchage: les nuits sont font de plus en plus fraîches: Au réveil, nos tentes sont couverts de glaces. Fun!

Le Baranco Wall est un mur de 400 mètres de dénivelé à attaquer le matin du quatrième jour. Enfin le vif du sujet. On trace la route avec Séverin. Le coeur suit sans trop de problème même si il est nécessaire de faire attention au rythme cardiaque... Celui-ci montant bien plus rapidement à cause du manque d'oxygène.
Le 4 ème jour vise surtout à faciliter l'acclimatation et terminer au pied du sommet le soir à 4600 mètres. La journée est vraiment superbe. On ne perd pas de vue le Kibo vu que l'on tourne autour de lui. Cette journée bien chargée et long se termine par une bonne montée qui, avec l'altitude, casse bien les jambes les dernières 45 minutes.
Kilimanjaro: Le Kibo
Kilimanjaro: Le Kibo

Pour la dernière journée avant le sommet, c'est dans la tente et dans le sac de couchage vers 18/19 h pour une levée à 23 h 30 pour être près à partir vers minuit. C'est là que je suis content de pouvoir facilement m'endormir!
Je me réveille, je regarde ma montre, je lis 23 h 30. Je revérifie: il s'agit plutôt de 22 h 30. Trop tard, je suis tellement excité que je n'arriverais pas à me rendormir. Tant pis, je profite de ce calme avant la nuit d'activité intense qui se profile. Une heure de réflexion après, on se sort de la tente avec Benoît. Séverin, réveillé par notre activité, sort de son antre; on admire la voie lactée; tellement belle à cette altitude privée de lumière humaine.
Une remarque de Séverin contemplant ce paysage me fait penser Jeremy, amis qui s'est donné la mort il y a presque un an. Sa mémoire m'accompagnera pendant la montée.
Puis, d'autres lumières oranges, rouges et bleu s'allument: les autres randonneurs se préparent à monter.
Le reste de l'équipe arrive: c'est à notre tour. On commence. Rythme plus lent que les jours précédents mais constant car dicté par les jambes de Augustino, notre guide. En fils indienne, profitant de la lumière offerte par la frontale de Jean-Elie, j'alterne entre regarder les chaussures de Séverin et admirer le paysage éclairé par la lune.
Les pauses sont assez rares; environ une tous les trois-quart d'heure. On double une bonne partie des gens.
Plus on monte, plus on s'avance dans la nuit, plus la température diminue. On atteindra probablement le - 15°C.
Malgré l'équipement et l'effort, j'ai froid aux pieds et aux mains. Par contre, à part une petite nausée, je ne souffre ni de la fatigue ni du mal de l'altitude. Mon cerveau divague, je suis juste heureux. Je réalise juste que l'on a atteint le col qui indique la fin de la longue montée que lorsqu'un des guides me prend dans ses bras pour me congratuler.
On reste un peu sur le Stella Point; nos bouteilles sont gelées; on se réchauffe avec les thermos d'eau chaude que les guides ont apporté avec eux. On ne reste pas; il fait trop froid pour rester sur place.
On part donc faire les 300 mètres de dénivelés qu'il nous reste. Séverin, Benoît et moi nous séparons du reste du groupe. Notre guide principal nous suit; dopé par l'adrénaline et l'excitation on avale les kilomètres qu'il nous reste.
On distingue enfin le panneau en bois qui indique le sommet. Le soleil commence tous juste à éclairer l'horizon. On aura mis grosso modo 5 heures au lieu de 7-8 heures généralement prévu. On est tous au sommet, on partage tous ensemble ce moment. On fait les photos de rigueur rapidement. Malheureusement, personne n'a le courage de proposer de rester au sommet: on est congelé.

Kilimanjaro: le sommet
Kilimanjaro: le sommet
Kilimanjaro: le sommet
Kilimanjaro: le sommet

Kilimanjaro
Kilimanjaro

On reprend rapidement la route pour redescendre. Autant j'avais trouvé la montée facile, autant la descente a été pénible. La piste est bien verticale et il s'agit surtout de sable et de pierres. Difficile de garder l'équilibre, les jambes se faisant de plus en plus faibles. On arrive tous sans trop de casses en bas; juste quelques bleus pour certains. Il est 8 h 30. 8 heures que l'on marche; 1300 mètres de dénivelés; on a atteint 5895 mètres; personne ne réalise vraiment mais on est déjà à parler des prochains treks.
On s'endort tous dans nos tentes; il fait 25 °C dehors. Sacres amplitude thermique.

On reprend pour 2 heures de descente. On s'arrête dans une belle forêt. On reprend le chemin le lendemain pour juste quelques heures. On est tous ravi.

L'aventure de la montée ayant déjà été bien détaillée par Ben, je vous invite à lire la Fiche recette : Kilimanjaro au whisky ou le récit de l'apogée par Séverin
Pour résumer, après avoir lu pas mal de récits de la montée de ce volcan, je m'attendais à bien pire. Surtout que l'on a pas pris la route la plus simple... Une expérience à reproduire et à conseiller.

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08.04.08

Permalink 02:57:14, Catégories: Argentine, 66 mots   French (FR)

Argentine fin. Bresil debut.

Apres une rapide apres midi a Foz do Iguacu hier au Bresil, nous avons passe la journee a Iguacu mais du cote Argentin. Demain, nous prenons l avion pour Sao Paulo et allons nous louer une voiture pour aller jusqu´a Rio...

Et voila trois superbes photos qui montrent la mauvaise ambiance entre nous.

(photos prise avec un retardateur prenant trois photos separees de trois secondes)

02.04.08

Permalink 01:45:57, Catégories: Argentine, 90 mots   French (FR)

South America: Argentina

Un peu moins d`un an après le Perou, de retour en Amerique du sud... Mais Argentine cette fois.
Avec Gaetan, vieux pote emporté dans mon backpack, J´y retrouve mes trois compères de la Mongolie (meme si ce flemmard de Benoît nous laisse tomber avec la mauvaise excuse d´avoir déjà fait cette partie de l Amérique du sud!).

Apres deux jours a Buenos Aires, on prend l´avion pour Mendoza pour aller jusqu'à Salta au nord de l´Argentine (ou je suis actuellement).

13.02.08

Permalink 18:48:23, Catégories: Australie, 1197 mots   French (FR)

Aborigènes: Un pardon tant attendu

Le nouveau gouvernement de Kevin Rudd vient de présenter ses excuses à la communauté australienne. Ce fut long (le précédent PM Horward s'y est toujours refusé). C'est un premier pas nécessaire sur le changement de relation avec les aborigènes mais je suis assez sceptique sur le court et moyen terme. L'état de la nation aborigène est dans un tel état qu'il faudra bien longtemps pour que ça évolue....

De mon point de vue, j'avais eu l'impression que la situation aborigène était un sujet un peu tabou, un mélange de culpabilité, indifférence et parfois de mépris.
Ceci dit, cette action est un grand pas... Surtout quand on connait les atrocités qu'ils ont pu subir.

Voila une batterie de lien sur le sujet:

The Age - Le texte complet de la déclaration de Kevin Rudd - en anglais

The Age - Critiques (agressives) à la déclaration - en anglais
The Age - Les réactions (émouvantes)
Libération - Pour les Aborigènes, c'est comme la chute du mur de Berlin
Le Monde - L'Australie demande "pardon" pour les souffrances infligées aux Aborigènes

La toujours excellente synthèse du courrier (je me permet de copier/coller pour éviter que le lien se perd... n'hésitez pas a me contacter en cas de probleme) :

Pour la première fois dans l'histoire du pays, le chef du gouvernement travailliste vient présenter ses excuses à la communauté aborigène. Un événement salué par tous, même si beaucoup attendent les actes concrets.

Joan Baker, aborigène Kamilaroi, arbore les drapeaux australien et aborigène, 13 février 2008
AFP

"Aujourd'hui, nous honorons les peuples indigènes de ce pays, la plus vieille culture de l'histoire humaine…" Ainsi commence le discours du nouveau Premier ministre travailliste, Kevin Rudd, à l'attention des Aborigènes. "Avec un texte de seulement 361 mots, relève The Sydney Morning Herald, le Parlement fédéral tentera aujourd'hui de guérir le mal de décennies de mauvais traitements infligés par l'Etat à tous les aborigènes australiens, et pas seulement à ceux qui, enfants, ont été enlevés de force à leurs familles."

Des milliers de gens, aborigènes et autres, étaient réunis à travers le pays, devant des écrans géants, pour assister en direct à cette session parlementaire historique. Devant le Parlement, témoigne le quotidien de Sydney, la pelouse est "aux couleurs des drapeaux aborigène et australien", puis, lorsque Kevin Rudd termine son discours, "c'est l'ovation debout ! Beaucoup pleurent, sourient ou semblent acquiescer".

Dans le quartier défavorisé de Redfern, reprend le journal, ils sont nombreux sous la pluie, réunis autour du maire de Sydney, Clover Moore, devant un écran placé sur le site des émeutes aborigènes de 2003. Après avoir écouté le chef du gouvernement, Clover Moore, en larmes, conclut : "Le Parlement de Canberra est loin des rues de Redfern, mais les excuses faites ce matin doivent résonner ici, dans nos cœurs et dans nos esprits."

"C'est une renaissance, convient l'acteur et présentateur de télévision aborigène Ernie Dingo, surtout de savoir que ce qui s'est passé durant les huit dernières décennies n'a pas été oublié." Pour Christine King, codirectrice de l'Alliance pour les générations volées (les enfants enlevés à leurs familles), citée elle aussi par le Sydney Morning Herald, ces excuses officielles marquent "le premier pas de ce qui sera un long voyage vers la guérison du peuple aborigène".

"Toutes les voix doivent être entendues, insiste-t-elle, toutes les douleurs doivent être écoutées, toute la peine partagée, c'est cela le chemin à suivre." "Ce n'est pas une question de brassards noirs ou de culpabilité, reprend Tom Calma, de la Commission pour la justice sociale des Aborigènes, mais de reconnaissance et d'enseignement du passé. Et, au final, le but est de trouver une place, lorsqu'on raconte notre histoire nationale, pour les générations volées."

Tout le monde n'est pas de cet avis. Le discours de Kevin Rudd a été boycotté par une poignée de députés, dont Denis Jensen, député libéral, qui déclare à The Australian que "demander pardon ne résoudra rien, ce n'est que du papier peint". Le journal note que John Howard était le seul ancien Premier ministre vivant à ne pas être présent pour "des excuses auxquelles il s'était opposé tout au long de ses onze années de pouvoir".

Où était-il donc, en ce moment historique ? "il faisait son jogging quotidien", ironise le quotidien, ajoutant qu'il était temps que l'Etat présente ses excuses et que "celles de Kevin Rudd, écrites de sa propre main, seront un des moments forts de son mandat" (qui commence à peine)."Il a mis la barre haut. Et il devra apprendre, comme d'autres avant lui, reprend le journal, que répondre aux attentes est le défi politique le plus difficile". "Le sens véritable de ces excuses est indéfinissable, poursuit le quotidien. Or, c'est précisément ce sens que le Premier ministre devra définir dans les années à venir."

Un argument qui est repris par l'ensemble de la presse, comme The Canberra Times qui souligne : "Plus tard, on remerciera peut être le gouvernement Rudd d'avoir enfin demandé pardon, mais il sera jugé davantage sur les actes que sur les mots." Le quotidien s'inquiète du fait que "personne ne sait ce que les travaillistes ont vraiment l'intention de faire pour les aborigènes".

The Daily Telegraph estime également que "les excuses ne sont pas la panacée". Et qu'en elles-mêmes elles "ne résoudront rien" pour ceux qui ont souffert. The Herald Sun estime, pour sa part, que "les gestes symboliques tiennent une place importante dans toutes les cultures. Mais ils ont tendance à s'estomper s'ils ne sont pas associés à des actes significatifs."

Le journal de Melbourne concède que ce qui vient d'avoir lieu est "l'un des moments symboliques et historiques les plus importants dans la vie de la nation", mais que cela n'aura servi à rien si Kevin Rudd ne s'engage pas clairement pour résoudre "le défi social le plus profond auquel notre pays doit faire face", à savoir "les conditions tiers-mondistes dans lesquelles vivent de nombreux Aborigènes".

"Il est temps, estime The Herald Sun, que l'Australie indigène et l'Australie non indigène fassent ensemble le dur travail nécessaire pour réduire les inégalités, en particulier dans les communautés éloignées. Le gouvernement doit montrer qu'il est enfin résolu à combattre la mortalité infantile et les violences faites aux enfants, tout en améliorant les opportunités en matière d'éducation et en œuvrant pour une indépendance économique."

Un programme que laisse espérer Kevin Rudd lorsqu'il parle, dans son discours, de "nouvelles solutions là où les anciennes approches ont échoué" et de "responsabilités mutuelles" : "Un avenir où tous les Australiens, quelle que soit leur origine, sont des partenaires égaux, avec des opportunités égales et un intérêt égal pour construire le prochain chapitre de l'histoire de ce formidable pays, l'Australie."

Marion Girault-Rime

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31.01.08

Permalink 00:42:37, Catégories: Perso, Voyages, 66 mots   French (FR)

Quant l'internaute pompe sa base de photo

Zèbre namibien
Bon, moi, ça me fait sourire et ça ne me dérange pas du tout, bien au contraire.
L'internaute a repris une photo de Namibie que j'avais envoyé il y a quelques années pour illustrer un article sur le réchauffement climatique :
http://www.linternaute.com/nature-animaux/environnement/dossier/bali/ensavoirplus.shtml
Sauf que ces arbres, on estime qu'ils sont morts entre 300 et 600 ans avant...

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30.01.08

Permalink 20:17:33, Catégories: France, 87 mots   French (FR)

40 ans de l'INRIA: la conférence de Michel Serre


L'extraordinaire conférence de Michel Serres dont je parlais il y a quelques semaines est maintenant disponible en ligne.
En vidéo
Retranscription

Soit en passant, les conférences et débats Services & libertés. Demain, tous fichés ?, Le réseau numérique, à l'origine d'un nouveau modèle industriel (Bernard Stiegler) et Technologies de l'information et de la communication : changement d'échelle et nouveaux défis (Roberto Di Cosmo) sont aussi disponibles:
http://www.inria.fr/40ans/forum/video.fr.php

Edit: Mauvais lien, sorry

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16.01.08

Permalink 19:33:03, Catégories: Australie, 92 mots   French (FR)

Melbourne: Soirée qui part en vrille

Les Australiens n'ayant pas la """"chance"""" d'avoir un président hyperactif, ils se passionnent en ce moment pour une soirée un peu spécial. Corey Delaney, 16 ans, avait invité quelques potes et emportés par l'ambiance, ils sont arrivés à 500 et ont *un peu* trop fait la fête. Ca se termine par une soirée facturée 20 000 AU$ par la police (30 officiers, un hélicoptère et une équipe-chien) et surtout cette géniale interview:


Surtout sa réponse à la première question "A-quoi pensiez-vous ?"
"Je ne pensais pas"

Source

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A frog around the world

Mon séjour en Australie s'est terminé... Un an et demi de bonheur ! Cependant, ce blog continue. Je continue à garder le contact avec le pays et je continue à partager mes expériences.
Pour plus d'infos sur l'Australie, mon carnet de voyage est aussi disponible.
D'autres carnets de voyage sur Kikooboo !

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