Ah, la Savoie

Mai 30th, 2006

Week end dans la nature. Yifan, mon amie, avait une mission professionnelle à Chambery. Je l'ai donc rejoins pour le week end. Je ne connais pas trop le coin et la réputation de Chambery (erronée je pense) ne donnait pas vraiment envie d'y passer 2 jours. Heureusement, Yifan a réussi à récupérer une voiture. Nous avons en profiter pour bouger dans le coin.

Bourget du Lac
Bourget du Lac
Pralognan
Pralognan

Le premier jour, nous nous sommes balader à Aix-les-bains sur les rives du bourget du lac (plus grand lac d'eau douce de France) puis randonnée qui grimpe bien pour aller au Roc Blanc (près de la fameuse dent du chat) pour finir sur un site de Via Ferrata (sans l'emprunter).

Le Col
Le Col
Marmotte
Marmotte
Boutequin
Boutequin

Le lendemain, direction Parc de la Vanoise à Pralognan pour être plus exact. 3 bonnes heures de randonnée en montagne vers un des cols à partir du Prioux. Vraiment magnifique et grandiose le tout surveillé par de nombreux bouquetins, marmottes, serpent...

Vallée proche du prioux
Vallée proche du prioux
Ma marmotte
Ma marmotte
Fleur
Fleur
Un autre
Un autre

Ma vie (piouf)

Mai 25th, 2006

De retour en France début avril, ces deux derniers mois ont été consacrés à la recherche d'un boulot et d'un appartement.
J'ai maintenant les deux et qui ont tout pour me plaire.
Niveau de l'appartement, je me suis installé avec mon amie dans un trois pièces situé à Paris (20 ème) près de la place de Nation. Super appartement, content et bien chez nous dedans. Bon, le seul problème est que l'on a pas encore l'ADSL... Donc je squate la connexion chez Pimentech.

Pour le boulot, après de longues recherches (cf message précédent), j'ai finalement trouvé exactement le boulot que je recherchais. Je vais intégrer le prestigieux institut qu'est l'INRIA - Institut National de Recherche en Informatique et Automate (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est comme le CNRS mais appliqué à l'informatique). Régulièrement classé dans le top 3 de 01 informatique des entreprises préférées des informaticiens.
Je vais être amené à travailler sur le projet Scilab, logiciel de calcul scientifique. Mon travail consistera principalement en les développements multi plates-formes en vue de la réalisation des fonctionnalités de Scilab 5 et la responsabilité des versions UNIX et GNU/Linux du logiciel Scilab. Je sens que je vais bien m'amuser !

Ce fut un retour et une réinstallation en France un peu plus longue que je ne l'avais imaginé mais qu'il est au final bien passé !

Sylvestre à la recherche d'un emploi

Mai 25th, 2006

Je m'excuse pour le peu de mise à jour sur mon blog. Mais j'ai des excuses (si si, je le jure).
Comme j'ai quitté mon travail à Melbourne et que je suis revenu sur Paris. Il me fallait trouver un nouveau travail. Bon, en informatique, en ce moment, c'est vraiment facile mais voila, je suis exigent. Je cherchais dans l'informatique scientifique (ie appliqué à la science) ou dans le domaine spatial le tout sous Linux en utilisant des logiciels libres.
J'ai donc mis mon CV sur quelques sites en ligne. Monster, LesJeudis et l'APEC. Ca a tellement bien marché que j'ai reçu plus d'une centaine d'emails de diverses boites (et à priori, dès que l'on a un bac+5 en informatique, c'est comme çà pour beaucoup de monde)... Cependant, pour comprendre cet impressionnant chiffre, il faut connaitre le fonctionnement du marché de l'informatique en France.

Les SSII :
Le droit du travail étant ce qu'il est en France, les grosses sociétés hésitent à embaucher de nouveaux cadres pour leurs projets. Ils font ainsi appel à ce que l'on appelle les sociétés de services en informatique (SSII, à prononcer SS2I). Leur rôle est de placer ("vendre" est un terme que j'ai souvent entendu pour celà) chez leurs clients des informaticiens répondant aux besoins de tel ou tel projet. Les durées des projets vont de 6 mois à 2/3 ans en général. Une fois le projet chez un client X se terminant, on (pour utiliser le champs lexical SSII, on dit colaborateur ou consultant, ça en jette quand même !) passe chez un autre client sur un autre projet (avec parfois une technologie radicalement différente). La SSII facture la société X comme n'importe quel facture en rajoutant sa marge sur le salaire de l'ingénieur. Ainsi, la plupart de ces sociétés ne sont en fait que des agences d'intérim pour ingénieurs tout proposant un CDI.

Leur méthode de recrutement :
Dans le marché de l'informatique, certaines d'entre elles ont la réputation d'être des marchands de viande... Réputation que j'aurais l'occasion de constater comme étant (parfois) mérité. Certaines SSII fonctionnent sur un turn over important (démission et embauche) et brassent tellement de diplomés qu'ils compenssent les nombreux départs par des embauches massives. D'autres s'attachent à présenter un visage plus humain (sans trop généraliser, c'est plus l'appanage des petites (50 à 200 personnes) sociétés).
Bref, les grosses sociétés disposent d'un service Ressouces Humaines (RH) conséquent. De nombreuses personnes appellées les chargées de recrutement (généralement de jolies jeunes filles ne comprennant pas grand chose à l'informatique) se chargent de cliquer sur la touche Refresh de leur navigateur sur les derniers CVs publiés sur Monster. Si le CV répond à quelques critères (que je connais pas mais que je peux deviner : BAC+5), un email est envoyé. Il est rarement personnalisé. On sent que les touches C et V du clavier doivent les plus abimmées.
Pour les autres (moins grosses ou avec une autre manière de faire), c'est les
responsables d'agence/ingénieur d'affaires/ingénieur commercial (ie, celui qui répond aux appels d'offre, recherche les informaticiens qu'il va pouvoir placer chez le client, le nom change en fonction des clients). C'est plus personnalisé, ça arrive qu'ils lisent et cherche à comprendre le CV des gens qu'ils contactent et que le poste convienne (même vaguement) au CV reçu.
Là-dedans, et c'est sans doute une des raisons principales qui explique pourquoi SSII rime avec requins, c'est que les RA/IA/IC touchent une commission quand ils plaçent un collaborateur surtout si il reste longtemps chez le client (même si il n'y fait rien d'autre que des macros Excel) et qu'ils sont soumis à des quotas/obligations.
Ces quotas font qu'ils doivent créer un certain nombre de contacts (téléphone ou au pire par email) avec un informaticien, là dessus décrocher un entretien (oui, c'est le monde à l'envers) et réussir à le placer chez un client sur un projet X. J'ai vu dans une SSII leur objectif par semaine, c'était 40 appels, 4 entretiens et deux besoins clients répondus.

Les appels d'offres :
Bon, une chose qu'il faut bien piger dès le début dans les SSII, c'est que leur portefeuille de références clients ne veut rien dire. Si on regarde leurs références, ils ont tous travaillé avec Thales, EADS, Renault, BNP... Et vous êtes sur qu'à chaque entretien, vous entendrez la même liste. Certe, au début, ça en jette mais ce n'est que de la poudre aux yeux... Personnellement, dès que je voyais la moindre société avec comme référence le CNES (Centre National d'Etude Spatial), j'acceptais l'entretien mais évidement la SSII avait travaillé avec ce client il y a 10 ans sur un projet de 3 semaines.
Donc les appels d'offres (pour un poste en régie, c'est-à-dire chez le client) sont lancés à toutes les SSII référencées (ie connues). Ils ne font des fois qu'une ligne, très peu explicite mais faisant par contre travailler l'imagination. Donc les SSII regardent si des gens chez eux en intercontrat (c'est-à-dire ayant terminé leur mission précédente et en attente pour la suivante), dans le cas contraire, ils regardent si des gens récemment passé en entretien chez eux pourraient correspondre ou au pire, ils regardent sur Monster et co si quelqu'un à la recherchee d'un emploi ne pourrait pas correspondre.
Une fois trouvé la perle rare et cette personne ayant donné son accord pour que son CV soit envoyé chez le client (ça, malheureusement, c'est pas toujours le cas, la demande de politesse au consultant ayant été oubliée).
La SSII organise un rendez-vous entre le client et le consultant. En général, la SSII ne fait que de la figuration (ou du moussage), on revient à un entretien classique.
Si jamais le feeling se passe bien des deux cotés. Le client peut accepter de travailler avec la SSII pour obtenir le consultant. Ainsi, le client ne cheerche pas à travailler avec une société X en particulier mais veut travailler avec telle personne, la SSII écran n'important au final que peu sauf dans la définition des montants...
Une fois le contrat signé par les différents acteurs, le consultant et la SSII ont des contacts réguliers (piouf, au moins une fois tous les 6 mois, même si elles se vantent tous de la qualité du suivi du consultant).

Personnellement :
Sans me vanter ou autre, j'ai vraiment reçu plusieurs centaines de coups de téléphone pour des projets divers et variés. Malgré que je précisais à chacun de mes entretiens ce que je voulais faire (ou ne pas faire... la défense par exemple) exactement, j'avais régulièrement des propositions de postes loin de mes compétences et aspirations. Ceci dit, je comprend bien qu'ils ne veuillent pas perdre de temps à lire des CVs.
J'ai donc rencontré 15 SSII. Là dessus 15 entretiens viennent de leur initiative. Le plus court a duré 20 minutes. Une jeune fille pour qui l'informatique doit parler autant que l'élevage des larves de coton en Inde pour moi (bizarre, cette société ne m'a jamais rappellé).
Le plus long chez Incka/Simulog qui a duré 3 heures qui fut vraiment intéressant et agréable.
Avec mes exigences atypiques, je voyais souvent des gros yeux devant moi. Visiblement, les informaticiens ayant une connaissance précise de ce qu'ils veulent et dans quel secteur faire semblent rares.
Plus ça allait, plus j'avais l'impression que les projets que pourraient me proposer les différentes sociétés de services étaient éloignées de ce que je voulais faire. Très peu traitaient réellement le domaine scientifique (à l'exception notable de sauf Gist et Incka qui malheureusement n'avaient pas de postes disponibles à ce moment) et mes hautes exigences en terme de nature de projet ne me laissaient que peu d'illusions lors des futurs intercontrats (je ne compte plus le nombre de projets refusés).
J'ai donc bifurqué radicalement dans mes recherches. Au lieu d'attendre des contacts initiés par les SSSI à attendre un projet motivant, je suis passé à postuler directement à des postes ouverts.
J'ai donc recherché de deux manières :
* aller voir les sites internet de sociétés/instituts que je voudrais intégrer et regarder les offres qu'ils ont à offrir.
* regarder les offres sur les sites d'emplois mais à l'exception notable de l'APEC, les offres des autres sites sont floodées par les mêmes SSII. Trop peu précises, trop flou, parfois sans poste derrière, elles sont peu attirantes.
Heureusement, le site de l'APEC m'a permis de découvrir quelques entreprises et offres répondant à mes attentes.
Malheureusement, la capacité de réaction à ses offres est relativement lente...

Enfin, j'ai réussi à trouver un emploi correspondant exactement à ce que je recherche... Heureusement pour moi, pas via SSII (je ne crache pas dessus, je pense juste qu'avec le recul, ce n'est pas adapté à ma personnalité et à ce que je recherche).
De mon expérience, je pense que, dans la grande majorité des cas, les SSII sont tout à fait adaptés aux gens qui ne savent pas vraiment ce qu'ils cherchent à faire dans l'informatique et/ou qui ont envie de découvrir différentes choses. Mais quand on sait précisement ce que l'on veut faire, la meilleure solution est quand même de rechercher directement dans les boites cibles.

Je publierais quelques anecdotes de mes recherches d'un emploi.

Nouvelle Zélande pas a vendre

Mai 23rd, 2006

Malheureusement, c'etait une fausse annonce. C'est bête, j'aurais été intéressé par cette proposition.
La rivalité entre l'oz et la NZ étant forte, un Australien a mis en vente le pays sur Ebay.

Plus d'informations

Visa : Une petite révolution australienne

Mai 14th, 2006

L'Australie a, depuis de longues années avec de nombreux pays, un visa appellé Working Holiday Visa, WHV pour faire plus court (pour le Canada, on dit Programme Vacances Travail - PVT).
Ce visa est accessible aux Français depuis 2004. Il permet de partir en Australie pendant un an et travailler sur place jusqu'à 3 mois dans une entreprise (après, on doit en changer). Très intéressant pour voyager mais difficile de se trouver un vrai boulot qualifié... Les emplois ainsi offerts sont plus ramassage de fruit, aide dans les cuisines, serveurs, ramassage de dons contre le SIDA, etc.
Mais voila, dans un pays 13 (+/- 2) fois la taille de la France mais comptant 3 fois moins d'âmes (20 millions), le besoin en main d'oeuvre (qualifié ou non) est chronique. D'autant plus que la Nouvelle-Zélande, voisine et concurrente, est plus permissive au niveau de ce visa et donc attire aussi beaucoup de monde.

Kalbarri National Park - Ouest sauvage australien
Kalbarri National Park - Ouest sauvage australien
L'Australie vient donc de passer la limitation de 3 mois à 6 mois et de changer les conditions d'obtention de l'extension qui permet de rester deux ans. Ainsi, lorsque l'on travaille dans le secteur primaire (pêche, perles, boucherie...) une prolongation de son visa de un an peut être obtenue; cette extension était réservée auparavant aux gens ayant effectués 3 pénibles mois de fruit picking (ramassage de fruits).
Visiblement, ça sera accessible à partir de juillet.

La source